PARIS – François Fillon a vanté les mérites de la formation professionnelle pratiquée par la SNCF, qu’il souhaite étendre à la France au moment où le nombre de chômeurs explose avec la crise économique.

Le Premier ministre français s’est rendu dans un centre de maintenance de l’entreprise publique près de Paris accompagné par le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi et le président de la SNCF, Guillaume Pepy, pour évoquer ce dossier.

“La réforme de la formation professionnellement est absolument urgente”, a-t-il déclaré. “On voit ici à la SNCF que la formation professionnelle est l’arme absolue contre le chômage. On voudrait qu’elle soit organisée au plan national comme elle l’est à la SNCF.”

Guillaume Pepy a expliqué que son entreprise consacrait 7% de sa masse salariale à cet objectif. “Quatre mille cheminots sont en permanence en formation à la SCNF car le savoir-faire ferroviaire ne s’apprend qu’à la SNCF”, a-t-il expliqué.

Le gouvernement a annoncé mercredi qu’il n’envisageait pas de mesures supplémentaires pour faire face à l’aggravation du chômage et comptait sur la formation professionnelle et les prestations sociales pour en atténuer les effets.

Après le bond de 3,2% du nombre de demandeurs d’emploi à temps plein en novembre, à 2.068.500, le taux de chômage en France métropolitaine pourrait atteindre selon l’Insee 8,0% au deuxième trimestre 2009 contre 7,2% un an plus tôt.

Syndicats et organisations patronales se sont déjà accordés sur la création d’un fonds de formation pour les chômeurs et les salariés les moins qualifiés, mais ils doivent se retrouver le 6 janvier pour boucler leur négociation.

Le gouvernement veut présenter un projet de loi sur ce sujet début 2009 avec pour objectifs d’orienter les fonds de la formation vers les chômeurs et les travailleurs les moins qualifiés, de développer la formation dans les PME, de mieux insérer les jeunes et de simplifier le système.

Clément Guillou, édité par Yves Clarisse
L’Express.fr le 02/01/2009